Notre relevé · août 2026
Qui héberge vraiment les .fr
Nous tirons au sort 40 000 noms de domaine parmi les 4 611 620 .fr en service, et nous lisons à qui chacun est délégué. C’est la seule façon de savoir qui héberge quoi : le fichier officiel, lui, compte les vendeurs de noms de domaine, ce qui n’est pas la même chose du tout.
- 40 000 domaines tirés
- 89 % identifiés
- mesure mensuelle
Qui héberge qui.
01 · Le relevé
Les hébergeurs du .fr, août 2026
Part des 33 789 domaines tirés dont nous savons déterminer l’hébergeur. Chaque part est donnée avec sa marge à 95 % : en dessous de cet écart, deux hébergeurs sont à égalité, et une variation n’en est pas une. Le nombre de noms, lui, rapporte la proportion observée aux 4 611 620 .fr en service, et il est arrondi au pas de sa marge : un échantillon ne compte pas les domaines un par un.
Les hébergeurs qui n’apparaissent pas ne sont pas absents du marché : ils sont trop petits pour ressortir d’un tirage de cette taille. Un hébergeur à 0,01 % du .fr, c’est quatre domaines attendus dans l’échantillon — nous ne publions pas un classement à partir de quatre domaines.
Qui gagne les .fr les plus récents
Le classement ci-dessus est un stock : il porte vingt ans d’enregistrements, et il bouge lentement. Celui-ci ne garde que les 7 131 domaines tirés qui ont moins de douze mois. La dernière colonne dit l’écart avec la part d’ensemble : au-dessus de zéro, l’hébergeur prend plus que son poids sur les nouveaux noms ; en dessous, il en prend moins. Les écarts plus petits que les marges ne sont pas affichés.
Pourquoi cette colonne plutôt qu’une évolution sur douze mois ? Parce qu’une délégation DNS ne se lit pas dans le passé : personne ne peut dire aujourd’hui à qui un domaine était confié l’an dernier. Notre colonne « sur un an » se remplira au douzième relevé, une ligne par mois mesuré. En attendant, l’âge des noms répond à la même question dans l’autre sens.
02 · L’écart
Vendre un nom de domaine n’est pas héberger un site
L’Afnic publie chaque mois le nombre de .fr par bureau d’enregistrement. C’est une donnée officielle, et elle répond à une autre question que la nôtre. Voici les deux côte à côte.
Lire cet écart. Un hébergeur qui enregistre ses domaines lui-même apparaît aux deux colonnes. Un hébergeur qui passe par un intermédiaire — o2switch enregistre chez Scaleway, Ex2 est passé de Scaleway à Realtime Register — disparaît de la colonne officielle, et son intermédiaire enfle d’autant. C’est pour ça que le classement de l’Afnic ne peut pas servir de classement d’hébergeurs, et c’est toute la raison d’être de cette page. La croissance annoncée sous chaque part officielle compare le fichier de l’Afnic à celui d’août 2025, et se lit en nombre de noms : le .fr grandit, donc une part peut baisser pendant que le nombre monte.
03 · Les trous
Ce que nous n’avons pas pu déterminer
Un relevé honnête commence par ce qu’il ne sait pas. Sur les 39 735 domaines dont le résolveur nous a répondu, voici ce que la délégation DNS a dit — et ce qu’elle n’a pas dit.
- 85,0 % Hébergeur déterminableLe nom est délégué à des serveurs que nous savons rattacher, ou que nous ne savons pas encore nommer. C’est la base du classement.
- 6,1 % DNS chez un tiersLes serveurs de noms sont ceux d’un service DNS ou d’un CDN. Le domaine est hébergé quelque part, et rien dans le DNS ne dit où.
- 6,4 % Aucune délégationLe nom est enregistré et ne pointe nulle part. Il n’y a pas de site à héberger.
- 2,5 % Nom à vendreLes serveurs sont ceux d’un parking ou d’un courtier de noms expirés. Le nom attend un acheteur, pas des visiteurs.
Seule la première famille entre dans le classement. Les trois autres en sortent : les compter aurait voulu dire inventer un hébergeur à des domaines qui n’en ont pas, ou en attribuer un faux à ceux qui passent par un DNS tiers. À l’intérieur de la base, 89,4 % des domaines sont rattachés à une maison que nous savons nommer ; les 10,6 % restants sont délégués à des serveurs que nous n’avons pas encore identifiés. Ils comptent dans le dénominateur — ils sont hébergés quelque part — et chaque mois nous en nommons une partie.
04 · La méthode
Comment nous mesurons
- 1La liste complèteL’Afnic publie chaque mois, en open data, la totalité des noms de domaine en .fr. Nous en écartons ceux qui ont été retirés du WHOIS : ils n’existent plus.
- 2Le tirage au sortNous tirons 40 000 domaines par échantillonnage de réservoir, en un seul passage, sans jamais écrire les sept cents mégaoctets du fichier. Chaque domaine en service a exactement la même chance d’être tiré.
- 3La délégationPour chaque domaine tiré, nous demandons au DNS à quels serveurs de noms il est confié. C’est une information publique, lisible de l’extérieur, que personne ne nous fournit et que personne ne peut arranger.
- 4La reconnaissanceCes serveurs portent le nom de la maison qui les exploite. Nous les rattachons avec la même table que notre outil qui héberge ce site — une seule liste pour les deux. Elle s’étend d’elle-même lorsqu’un serveur de noms porte, littéralement, le domaine d’un hébergeur, ou y redirige : le nom est la preuve. Dans tous les autres cas, c’est une main qui tranche — une signature posée par ressemblance attribuerait les clients d’un hébergeur à un autre.
- 5La margeUn échantillon n’est pas un recensement. Chaque part est publiée avec son intervalle à 95 %, et nous n’affichons jamais une variation plus petite que cette marge : ce serait commenter le bruit du tirage.
! Un hébergeur mal rattaché, un serveur de noms que nous n’avons pas reconnu ? Dites-le-nous →
Ce relevé dit qui héberge. Pour savoir à qui appartiennent ces hébergeurs, c’est une autre question — et souvent une autre réponse. Pour un site en particulier, notre outil répond en une recherche.