L’essentiel, par Lento
Court, prononçable, sans tiret ni chiffre ; .fr ou .com selon votre public.
Enregistrez-le chez un registrar sérieux, pas forcément chez votre hébergeur.
Activez le renouvellement automatique et la double authentification : perdre un domaine est bien pire qu'une panne.
Séparer domaine et hébergement vous laisse libre de changer l'un sans toucher l'autre.
Sommaire
Le nom de domaine est l’actif le plus durable de votre présence en ligne : les hébergeurs changent, le domaine reste. Trois décisions : le nom, le registrar, la protection.
Choisir le nom
- Court et prononçable : on doit pouvoir le dicter au téléphone sans l’épeler. Évitez les tirets, les chiffres et les orthographes originales.
- L’extension :
.frpour une activité en France (confiance, référencement local, réservé aux résidents européens),.compour une portée internationale, les deux si votre marque compte. Les extensions récentes (.io,.app,.shop) sont acceptables pour un public averti, moins pour le grand public. - Vérifiez la marque : une recherche à l’INPI et sur les réseaux sociaux évite un conflit ou une confusion.
- Prenez les variantes évidentes (avec et sans tiret, .fr et .com) si le budget le permet ; elles se redirigent vers le domaine principal.
Choisir le registrar
Le registrar est l’entreprise qui enregistre le domaine pour vous. Ce peut être votre hébergeur (pratique, souvent un an offert) ou un spécialiste (Gandi, OVHcloud, Infomaniak, Namecheap). Les critères : le prix de renouvellement (les offres à un euro la première année se rattrapent ensuite), la clarté de l’interface DNS, la double authentification, et l’absence de frais cachés pour le transfert sortant. Beaucoup de professionnels séparent domaine et hébergement : cela permet de changer d’hébergeur en un simple changement de DNS, sans jamais toucher au domaine — voir notre guide sur la migration sans perte de référencement.
Le protéger
- Renouvellement automatique activé, avec une carte valide et une adresse e-mail que vous lisez. La majorité des domaines perdus le sont par oubli.
- Double authentification sur le compte registrar : un domaine volé, c’est le site, les e-mails et la réputation qui partent.
- Verrou de transfert (registrar lock) activé, et coordonnées de contact à jour.
- Enregistrements DNS documentés : A, AAAA, MX, et les enregistrements SPF, DKIM et DMARC qui garantissent que vos e-mails arrivent — voir notre comparatif e-mail.
- Le domaine au nom de l’entreprise, pas d’un prestataire ni d’un salarié. Trop de sociétés découvrent que leur domaine appartient à l’agence qui a créé le site.
Combien ça coûte
Un .fr ou un .com coûte de l’ordre de dix à quinze euros par an au renouvellement chez un registrar honnête. Méfiez-vous des prix d’appel à un euro suivis de renouvellements à trente, et des services « premium » (protection de la vie privée, DNS avancé) parfois facturés alors qu’ils sont gratuits ailleurs. Nos fiches indiquent quand un hébergeur inclut le domaine et à quelles conditions.
Transférer un domaine vers un autre registrar
La procédure est normalisée et prend de quelques heures à cinq jours : déverrouillez le domaine chez le registrar actuel, récupérez le code d’autorisation (appelé « auth code » ou « EPP »), lancez le transfert chez le nouveau registrar en fournissant ce code, puis confirmez l’e-mail envoyé au contact administratif. Le transfert ajoute en général un an à la date d’expiration, ce qui compense son coût. Deux précautions : ne transférez pas un domaine dans les soixante jours qui suivent son enregistrement ou un changement de titulaire (il est bloqué), et n’attendez pas les derniers jours avant l’expiration. Les enregistrements DNS ne sont pas toujours repris automatiquement : notez-les avant, recréez-les après, et votre site comme vos e-mails ne verront rien.
Quand le domaine expire
Un domaine non renouvelé passe par une période de grâce (souvent trente jours) pendant laquelle vous pouvez encore le récupérer au prix normal, puis une période de rédemption où la récupération devient possible mais coûteuse, avant d’être libéré et parfois racheté immédiatement par un tiers qui en revendra l’usage. Pour un domaine qui porte votre marque et vos e-mails, ce scénario est une catastrophe évitable par une simple case à cocher : le renouvellement automatique.


