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Dix ans d’attente et 171,4 millions de dollars : c’est le prix que Verisign a payé pour mettre la main sur l’extension .web, révélé cette semaine dans un document déposé auprès de la SEC américaine. On savait déjà pour les 145,2 millions versés à Nu Dot Co (la société qui avait remporté l’enchère ICANN de 135 millions en 2016) ; il faut ajouter 26,2 millions de « frais d’acquisition divers », sans plus de détails.
Et le lancement se précise enfin : Verisign a annoncé hier à ses investisseurs une période de « sunrise » de 30 jours à la mi-décembre — réservée aux détenteurs de marques — suivie d’une phase d’enregistrement limitée où la plupart des propriétaires d’un .com pourront décrocher leur .web correspondant. Les prix de cette phase n’ont pas encore été annoncés, et c’est eux qui décideront si le pari est gagnant. À noter : le matin même, Verisign annonçait un record de 13,1 millions de nouvelles immatriculations .com/.net sur un trimestre (article du 23 octobre) — le marché des noms de domaine ne dort jamais.
Lento dit : 171 millions pour trois lettres. Si vous tenez à votre marque, la sunrise de décembre, c’est votre fenêtre — sinon, les « domainers » passeront avant vous. Pour les autres, posez-vous la vraie question : avez-vous besoin d’un .web quand vous n’avez déjà ni le .net ni le .online ?


