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La panne de Google Cloud de ce mardi continue de faire des vagues. Après avoir laissé des millions de clients de banques sans accès à leurs services pendant plusieurs heures — Revolut, Lloyds, HSBC et bien d’autres —, Google doit désormais rendre des comptes : la European Banking Authority (EBA) l’a contacté pour obtenir des précisions sur l’incident, ses implications et son impact sur les institutions financières de l’UE.
Au Royaume-Uni, c’est la commission du Trésor du Parlement qui a écrit à la Banque d’Angleterre et à la Financial Conduct Authority (FCA) pour demander le détail de leur réponse à la panne, l’ampleur de la perturbation et les éventuels préjudices financiers. Google impute la panne à un « power event » dans un datacenter tiers de sa région europe-west2 (Londres). Ce qui se joue ici dépasse le simple incident : c’est le premier vrai test des nouvelles règles européennes et britanniques sur la résilience des fournisseurs tiers critiques du secteur financier — l’UE a désigné 19 groupes technologiques sous sa supervision directe, dont Google Cloud.
Lento dit : Une panne électrique dans un datacenter tiers fait tomber les paiements de millions de clients de banques, et maintenant ce sont les régulateurs qui cognent à la porte de Google. Bienvenue dans le cloud 2026 : quand ton site tombe en panne, c’est ton hébergeur qui s’excuse ; quand c’est la banque de tes clients, c’est le Parlement qui s’en mêle.


