Classement 2026 · mis à jour le 18 Sep 2026
« Vert » ne coûte rien à écrire. Voici ce qui se vérifie.
Le premier critère n’est pas un logo, c’est une prise électrique : le même datacenter émet vingt fois moins en Suisse ou en France qu’en Pologne. Vient ensuite l’efficacité du bâtiment, le remplissage des serveurs, la durée de vie du matériel — et la compensation carbone en dernier.
13 hébergeurs classés par niveau de preuve2 099 avis clientsPUE et durée de vie du matériel
40 gFrance55 gRoyaume-Uni200 gAllemagne350 gPologne650 gGrammes de CO₂ par kilowattheure du réseau électrique. Aucun contrat vert ne rattrape cet écart.
La hiérarchie, dans l’ordre
Cinq niveaux de preuve, du plus solide au plus décoratif
C’est l’ordre du classement : chaque niveau atteint compte plus que tous ceux qui le suivent.
-
1
Électricité renouvelableet prouvée par un contrat
Hydraulique, éolien ou solaire, acheté auprès du fournisseur ou produit sur place. Le premier critère, et le plus facile à vérifier : l’hébergeur doit pouvoir dire d’où vient son courant.
décisif -
2
Un datacenter efficacePUE publié
À 1,1, presque toute l’énergie va aux serveurs ; à 1,8, près de la moitié part dans la climatisation. Les centres récents refroidissent à l’air extérieur ou à l’eau, et réutilisent la chaleur.
vérifiable -
3
Des serveurs bien remplismutualisation
Un serveur utilisé à 15 % consomme presque autant qu’à 70 %. La virtualisation et le mutualisé bien géré sont, paradoxalement, des choix écologiques.
sous-estimé -
4
Du matériel qui duresix à sept ans, puis réemploi
Prolonger la vie des serveurs de trois à six ou sept ans, puis les reconditionner, évite la part de l’empreinte que représente la fabrication — souvent la plus lourde.
souvent oublié -
5
La compensation carboneen dernier, jamais à la place
Crédits carbone et arbres plantés ne valent quelque chose qu’après tout le reste. Un hébergeur dont c’est le seul argument n’a rien réduit : il a payé pour ne pas avoir à le faire.
décoratif seul
Le classement
Treize hébergeurs, classés par niveau de preuve
Trié par score de preuve : l’origine de l’énergie compte pour l’essentiel, puis le PUE publié, la durée de vie du matériel, le datacenter en propre, les engagements audités et l’intensité carbone du réseau électrique national. Un hébergeur qui documente et fait vérifier ses engagements passe devant un hébergeur qui achète des crédits carbone.
40 g/kWhGenève · en propre1,110 ans de service5,75 €tarif stable
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55 g/kWhGravelines · en propre1,1 – 1,35 – 7 ans, reconditionné2,99 €mutualisé
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55 g/kWhsur OVHcloud · Gravelines · Beauharnois1,1–1,3 (OVH)5 – 7 ans (OVH)1,45 €puis 5,95 €
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55 g/kWhClermont · en propre—matériel amorti long1,76 €puis 16 €
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55 g/kWhFrance · loué—matériel prolongé3,50 €tarif stable
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350 g/kWhFalkenstein · Helsinki1,2longue durée, enchères2,55 €mutualisé
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55 g/kWhReims · Eppes——4,99 €HT · IKL Pro
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40 g/kWhBâle · loué——15,60 €converti de CHF
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120 g/kWhMontréal · Paris——6,50 €World Lite
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200 g/kWhLondres · loué——8,20 €converti de £
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120 g/kWhCanada · loué——2,95 €puis 14,99 €
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370 g/kWhÉtats-Unis · loué——2,70 €2,95 $
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550 g/kWhSydney · loué——5,90 €converti de A$
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Aucune offre ne correspond à ce filtre.
Le levier est dans vos mains
Ce que consomme votre site, par an
Hébergement et réseau seulement — les terminaux de vos visiteurs, qui pèsent plus lourd encore, ne sont pas comptés. Changez le poids de vos pages avant de changer d’hébergeur : c’est le seul levier que personne ne peut vous vendre.
Estimation sur la base de 0,06 kWh par gigaoctet transféré, hébergement et réseau compris, et de l’intensité carbone moyenne du réseau électrique de chaque pays. Les équivalences kilométriques prennent 110 g de CO₂ par kilomètre en voiture. Un contrat d’électricité renouvelable améliore le résultat national ; il ne le remplace pas.
Les six questions au crible
Cochez ce à quoi l’hébergeur répond par un chiffre. En dessous de quatre, vous achetez un logo.
0/6Quatre gestes qui pèsent plus lourd
− 40 %− 20 %− 15 %× 10Le guide de la rédaction · 8 minL’hébergement écologique, concrètementLire le guide ↓
Pourquoi cela compte
Un site consomme de l’électricité en continu : les serveurs tournent jour et nuit, et il faut les refroidir. Multiplié par les centaines de millions de sites en ligne, le web pèse autour de 2 à 3 % de la consommation électrique mondiale, une part comparable au transport aérien. L’hébergement écologique désigne les hébergeurs qui réduisent cette empreinte au lieu de simplement la compenser.
L’électricité d’abord, et son origine
C’est le premier critère et le plus facile à vérifier : hydraulique, éolien ou solaire, acheté auprès du fournisseur ou produit sur place. Demandez le contrat ou les garanties d’origine. Une page « nous aimons la planète » sans chiffre ne suffit pas — et un contrat vert sur un réseau très carboné ne fait pas de miracle physique.
Le PUE, en une phrase
Le PUE est l’énergie totale du centre divisée par celle qui arrive réellement aux serveurs. À 1,1, presque tout va au calcul ; à 1,8, près de la moitié part dans la climatisation. En dessous de 1,3, c’est bien ; au-dessus de 1,6, l’hébergeur a du travail. Les centres récents refroidissent à l’air extérieur ou à l’eau, et réutilisent la chaleur pour chauffer des bâtiments voisins.
Le mutualisé est un choix écologique
Contre-intuitif mais établi : un serveur utilisé à 15 % consomme presque autant qu’à 70 %. Remplir les machines — par la virtualisation ou par un mutualisé bien géré — divise l’empreinte par site hébergé. À l’inverse, un serveur dédié sous-utilisé est l’une des façons les plus coûteuses d’héberger un petit site.
La fabrication pèse plus qu’on ne croit
Une part importante de l’empreinte d’un serveur est déjà jouée avant son premier démarrage : extraction, fabrication, transport. Prolonger sa vie de trois à six ou sept ans, puis le reconditionner ou le revendre, est souvent le geste le plus efficace d’un hébergeur — et le moins mis en avant, parce qu’il ne se photographie pas.
La géographie avant le discours
Le même centre émet vingt fois moins en Suisse ou en France, où l’électricité est largement décarbonée, qu’en Pologne ou en Virginie. La localisation du datacenter est donc un critère écologique à part entière, en plus d’être un critère de performance et de conformité au RGPD. C’est aussi le seul que vous pouvez vérifier sans faire confiance à personne.
Le bilan carbone d’un site, honnêtement
Tout dépend du poids des pages, du nombre de visites et de l’électricité des serveurs. Les estimations courantes vont de 0,5 à 2 grammes de CO₂ par page vue pour un site sobre sur énergie renouvelable, jusqu’à 5 grammes pour une page lourde servie par un datacenter au charbon — terminaux des visiteurs compris. Le levier le plus efficace reste dans vos mains : des pages légères, des images compressées, moins de scripts. Le choix de l’hébergeur vient juste après.
Un site web consomme de l’électricité en continu : les serveurs qui l’hébergent tournent jour et nuit, et il faut les refroidir. Multiplié par les centaines de millions de sites en ligne, le web pèse aujourd’hui autour de 2 à 3 % de la consommation électrique mondiale, une part comparable au transport aérien. L’hébergement écologique, ou hébergement vert, désigne les hébergeurs qui réduisent cette empreinte au lieu de simplement la compenser.
Ce que font vraiment les hébergeurs verts
- De l’électricité renouvelable, sur contrat : hydraulique, éolien ou solaire, acheté auprès du fournisseur ou produit sur place. C’est le premier critère, et le plus facile à vérifier : l’hébergeur doit pouvoir dire d’où vient son courant.
- Des datacenters efficaces : l’indicateur s’appelle le PUE. À 1,1, presque toute l’énergie va aux serveurs ; à 1,8, près de la moitié part dans la climatisation. Les centres récents refroidissent à l’air extérieur ou à l’eau et réutilisent la chaleur pour chauffer des bâtiments voisins.
- Des serveurs bien remplis : un serveur utilisé à 15 % consomme presque autant qu’à 70 %. La virtualisation et le mutualisé bien géré sont, paradoxalement, des choix écologiques.
- Du matériel qui dure : prolonger la vie des serveurs de trois à six ou sept ans, puis les reconditionner, évite la partie de l’empreinte que la fabrication représente, souvent la plus lourde.
- La compensation en dernier : crédits carbone et arbres plantés ne valent quelque chose qu’après tout le reste.
Trois exemples dans notre classement
En Suisse, Infomaniak alimente ses datacenters en électricité d’origine renouvelable, réutilise la chaleur de son dernier centre pour chauffer un quartier de Genève et publie ses engagements dans une charte détaillée. Ex2, présent en France et au Canada, fonctionne à l’hydroélectricité et compense le reste, ce qui en fait l’hébergeur le mieux noté de cette catégorie par notre rédaction. En France, Ikoula fut l’un des premiers à s’engager, dès 2007, sur de l’électricité verte pour ses serveurs de Reims.
Pour aller plus loin, lisez notre article sur l’hébergement écologique.
L’impact environnemental d’un service d’hébergement Web ne figure probablement pas parmi les priorités de la plupart des gens, si tant est qu’ils y pensent – mais cela est sans doute une erreur. Le choix du meilleur fournisseur d’hébergement implique généralement de comparer des facteurs tels que le prix, les fonctionnalités, la réputation, l’assistance, etc.
La vérité est que l’hébergement web est très (très) gourmand en énergie. Les centres de données contiennent des dizaines de milliers d’ordinateurs ultra puissants, la plupart d’entre eux ayant une utilisation élevée et en continue de l’unité centrale et des disques, générant une telle chaleur que le fournisseur aura généralement besoin d’un système de refroidissement massif pour maintenir les températures à un niveau gérable.
Certains chercheurs estiment que sur un an, un site web de taille moyenne à un bilan carbone de prêt de 2 tonnes de CO2 par an, soit la moitié du bilan carbone annuel d’une voiture de type berline ! Le message est clair : l’hébergement a un impact environnemental très réel, et il est beaucoup plus important que vous ne le pensez.
Qu’est-ce que l’hébergement vert (ou hébergement écologique) ?
L’hébergement web vert désigne les fournisseurs de services d’hébergement web qui font un effort conscient pour prendre soin de la planète en utilisant des pratiques durables.
Ces sociétés d’hébergement Web qui accordent une grande importance à l’écologie tentent de résoudre les problèmes environnementaux en investissant dans une forme de système de compensation des émissions de carbone, de sorte que pour chaque unité d’énergie qu’elles utilisent, elles paient pour générer la même quantité d’énergie (ou parfois plus) à partir de sources renouvelables et l’injecter dans le réseau.
Cela n’annule pas entièrement leur impact sur l’environnement – la construction et l’élimination de tous ces ordinateurs posent des problèmes en soi – mais cela signifie au moins que votre site Web individuel n’aggrave pas le problème.
Le fait de passer au vert a tendance à avoir des conséquences sur l’hébergement, en particulier sur le prix : il est souvent un peu plus élevé que celui de la concurrence. Mais ce n’est pas surprenant lorsqu’une entreprise paie une deuxième facture d’énergie pour produire de l’énergie renouvelable, et le coût supplémentaire n’est généralement pas significatif.
Si l’idée de passer au vert pour votre hébergement web vous séduit, découvrez notre sélection des meilleurs services d’hébergement écologique du marché.
Le mot « vert » ne coûte rien à écrire sur une page d’accueil. Avant de choisir un hébergeur pour son engagement écologique, passez-le au crible de cette liste :
- L’électricité est renouvelable, et l’hébergeur le prouve : contrat avec un fournisseur d’énergie verte, certificats de garantie d’origine ou production sur site. Une page « nous aimons la planète » sans chiffre ne suffit pas.
- Le datacenter est efficace : demandez le PUE. En dessous de 1,3, c’est bien ; au-dessus de 1,6, l’hébergeur a du travail.
- Le matériel est amorti longtemps puis reconditionné ou recyclé, plutôt que remplacé tous les trois ans.
- L’entreprise elle-même joue le jeu : bureaux, déplacements, flotte de véhicules. Ce n’est pas le plus lourd, mais c’est révélateur.
- La compensation carbone vient en complément, pas à la place des points précédents, et passe par un organisme reconnu.
- Les engagements sont publiés et datés : une charte, un rapport annuel, des objectifs chiffrés. Ce qui n’est pas mesuré n’avance pas.
Quel est le bilan carbone d’un site web ?
Tout dépend du poids des pages, du nombre de visites et de l’électricité qui alimente les serveurs. Les estimations courantes vont de 0,5 à 2 grammes de CO2 par page vue pour un site sobre hébergé sur de l’énergie renouvelable, et jusqu’à 5 grammes ou plus pour une page lourde servie par un datacenter au charbon. À 10 000 visites par mois, cela représente entre quelques kilos et plusieurs dizaines de kilos de CO2 par an. Le levier le plus efficace reste dans vos mains : des pages légères, des images compressées, moins de scripts. Le choix de l’hébergeur vient juste après.
Et celui d’un datacenter ?
Un grand datacenter consomme autant qu’une ville de plusieurs dizaines de milliers d’habitants. Son empreinte dépend d’abord de la source d’électricité : le même centre émet vingt fois moins en Suisse ou en France, où l’électricité est largement décarbonée, qu’en Pologne ou en Virginie. Vient ensuite le refroidissement, qui peut représenter jusqu’à 40 % de la facture dans un centre ancien, et enfin la fabrication du matériel. C’est pourquoi la localisation du datacenter est un critère écologique à part entière, en plus d’être un critère de performance et de conformité au RGPD.
Lento répond
Questions fréquentes sur l’hébergement vert
Un hébergement vert est-il plus cher ?
Pas nécessairement. L'efficacité énergétique réduit les coûts d'exploitation, et plusieurs hébergeurs engagés (Ex2, Infomaniak, o2switch) pratiquent des prix comparables aux autres. Le surcoût, quand il existe, tient plus au niveau de service qu'à l'énergie.
Comment vérifier qu'un hébergeur est vraiment écologique ?
Cherchez des chiffres : PUE du centre de données, part d'énergie renouvelable produite ou achetée, durée de vie du matériel, rapports publiés. Un hébergeur qui donne des mesures et leur évolution est crédible ; un simple pictogramme « vert » sans données ne l'est pas.
Un site web pollue-t-il vraiment ?
L'hébergement est une part de l'empreinte d'un site, avec le réseau et surtout les terminaux des visiteurs. Réduire le poids des pages (images, scripts) et choisir un hébergeur efficace sont les deux leviers les plus directs. Un site léger sur un hébergeur sobre consomme une fraction de ce que consomme un site lourd sur un hébergeur quelconque.
Les grands clouds (AWS, Google, Microsoft) sont-ils verts ?
Ils investissent massivement dans les énergies renouvelables et publient des objectifs, avec des résultats variables selon les régions. Pour un site classique, l'argument écologique ne suffit pas à justifier leur complexité et leur coût ; un hébergeur européen efficace fera aussi bien, plus simplement.
L’annuaire completTous les 8 hébergeurs de notre annuaireAfficher ↓
Le classement
Trié par note de la rédaction · offres d’entrée · 4 hébergeurs présents en France
-
1
Le plus écologique 🍃♻️
- Canada
- France
★★★★★★★★★★ 4,9/54,9/5 262 avis →dès 1,45€ /mois -
2
Hébergeur britannique indépendant et écolo
- Royaume-uni
★★★★★★★★★★ 4,3/5Aucun avis Soyez le premier →dès £7 /mois -
3
Hébergeur suisse écolo, support « herzlich »
- Suisse
★★★★★★★★★★ 4,2/5Aucun avis Soyez le premier →dès 14.90 CHF /mois -
2
Indépendance et qualité Suisse 👍
- France
- Suisse
★★★★★★★★★★ 4,0/54,5/5 569 avis →dès 5,75€ /mois -
5
Hébergement web « vert » (compensation 300 %)
- Canada
- USA
★★★★★★★★★★ 3,9/5Aucun avis Soyez le premier →dès $2.95 /mois -
3
Bon rapport qualité/prix 💰
- Canada
- France
- USA
★★★★★★★★★★ 3,7/54,0/5 384 avis →dès 14,99€ /mois puis 2,95€ -
7
Hébergeur australien indépendant, orienté vert
- Australie
★★★★★★★★★★ 3,6/5Aucun avis Soyez le premier →dès A$9.90 /mois -
4
Hébergeur coopératif et militant
- France
★★★★★★★★★★ 3,3/5Aucun avis Soyez le premier →dès 3,50€ /mois