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Incendie d’un datacenter OVH à Strasbourg : coup dur pour le champion français du cloud

Publié le 19 mars 2021 dans Hébergement cloud, Infos sur l'industrie
 

12 000 à 16 000 clients auraient été impactés par l’incendie qui a touché le bâtiment de la société OVH à Strasbourg, le 10 mars 2021. L’entreprise française, spécialisée dans la gestion de serveurs informatiques, a été lourdement et durablement touchée. Les chiffres du nombre de clients et de sites internet touchés sont impressionnants. L’événement fera date pour le secteur français du numérique, voire au-delà des frontières nationales. Si OVH a réagi vite, communiqué rapidement auprès de ses clients et mis immédiatement en place un plan de reprise de l’activité, les pertes de données pourraient s’avérer irréversibles pour certaines entreprises ou organisations.

(crédit photo : SDIS du Bas-Rhin)

Que sait-on aujourd’hui de cet incendie et de ses conséquences ? Quels sont les sites impactés et quelle est la stratégie mise en place par OVH suite à l’incident ? Réponse en détail.

Un datacenter hors d’usage, un second sérieusement endommagé

OVH compte quatre datacenters à Strasbourg. L’un d’entre eux a été totalement détruit. 4 salles d’un second datacenter sont également devenues inutilisables à la suite de l’incendie. L’intervention rapide et efficace des pompiers a permis de circonscrire l’incendie et d’éviter qu’il s’étende aux autres infrastructures. Le départ du feu serait d’origine accidentelle. Même si toutes les zones n’ont pas été affectées par l’incendie, l’ensemble du bâtiment a été touché puisque l’électricité a été entièrement coupée sur le site, par mesure de précaution.

Un séisme dans le monde du numérique

D’après les informations données par OVH dans les heures qui ont suivi l’incendie, 12 000 à 16 000 clients auraient été touchés (il pouvait s’agir d’une impossibilité, durant une durée plus ou plus longue, d’accéder à leur site internet ou à leurs emails). Les chiffres communiqués donnent le vertige : 464 000 noms de domaines ont été répertoriés comme inaccessibles et 3,6 millions de sites web auraient été touchés.
On pourrait bien sûr multiplier les exemples de structurées impactées : les villes de Cherbourg, Vichy, la MAIF, le Centre Pompidou, le site data.gouv.fr (site open data du gouvernement), Cityscoot… Les environnements numériques de travail (ENT) de l’éducation nationale ont également été perturbés suite à l’incident. Certaines de ces plateformes étaient en effet hébergées chez les serveurs d’OVH à Strasbourg, notamment certaines académies en Île-de-France et dans les Hauts-de-France.
Au-delà des interruptions de services et des éventuelles pertes de données, les conséquences économiques seront lourdes pour les clients qui ont vu leurs activités s’arrêter brusquement : sites e-commerce, solutions logicielles en ligne ou sites de paris en ligne… Ces clients n’ont d’ailleurs pas hésité à faire part de leur mécontentement sur les réseaux sociaux.

(crédit photo : SDIS du Bas-Rhin)

Des conséquences… à géométrie variable

Les clients utilisant les services d’OVH ont été touchés à des degrés divers. OVH propose une multitude d’offres d’hébergement : serveurs physiques dédiés, serveurs physiques mutualisés… Difficile donc pour OVH de confirmer ou non les pertes définitives des données pour tel ou tel client, puisque tout dépend des offres choisies, des sauvegardes et des redondances souhaitées par le client. La société a-t-elle été assez claire auprès de ses clients dans les différentes offres ? Certains se posent la question.

Des pertes de données définitives

Si aucune option de sauvegarde n’a été souscrite et payée par le client, si la machine est détruite (dans le cas présent, par un incendie) et qu’aucune opération de sauvegarde n’a été effectuée sur des supports et des sites distincts, alors les données qui s’y trouvaient sont perdues.
La société n’effectue pas systématiquement des sauvegardes de données pour ses clients, mais uniquement à leur demande et en fonction des offres souscrites. L’entreprise s’est bien gardée de répondre hâtivement sur d’éventuelles pertes définitives de données.

La communication d’OVH : transparence et pédagogie

Face à l’ampleur de l’événement, OVH a communiqué rapidement. Octave Klaba, son fondateur, s’est exprimé dans une vidéo via Twitter. Son directeur général, Michel Paulin, a également donné de sa personne sur le plateau de BFM Business. La société utilise tous les canaux possibles pour communiquer et donner la preuve de sa réactivité : FAQ actualisée très régulièrement sur son site internet, Twitter, communiqués…

Un redémarrage progressif des serveurs

L’entreprise travaille depuis l’incendie sur un plan de reprise et de redémarrage des différents serveurs du site de Strasbourg. Elle a communiqué récemment sur le sujet. La relance des serveurs encore en état de marche sera réalisée de manière progressive, probablement à partir du 22 mars. L’entreprise s’est engagée à réaliser des tests (une baie par zone) avant de rebrancher ses serveurs, étape par étape. OVH préviendra les clients concernés au fur et à mesure de la reprise.

Une prise de conscience collective ?

Si l’événement affecte lourdement OVH et ses infrastructures, c’est bien l’ensemble du secteur du cloud français qui est affecté. En effet, OVH constitue le symbole de la résistance française face aux GAFAM. Son image et la confiance que lui portent ses clients seront durablement affectées.
Le monde français du numérique semble également prendre conscience, à travers cet événement, de sa vulnérabilité. Le recours massif à la dématérialisation depuis une dizaine d’années a semblé faire oublier que le cloud fonctionne lui aussi avec des serveurs et des datacenters. Il n’est donc pas à l’abri de pannes et de destructions. L’incendie d’OVH vient rappeler à chacun cette réalité.

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Pour créer et déployer votre Cloud Public en toute liberté

Publié le 25 juin 2013 dans Hébergement cloud, Infos sur l'industrie
 

La société d’hébergement informatique Ikoula, lance l’offre Cloudstack instances permettant de déployer une plateforme de Cloud Public en toute facilité via sa boutique en ligne Ikoula Express Hosting.

Grâce à une offre pré-packagée disponible à partir de 19€, les utilisateurs de CloudStack Instances ont accès à une plateforme comprenant :

  • 1 routeur à 10Mb/s mutualisé
  • 1 Load Balancer
  • 1 Firewall avec 100 règles de translation de ports
  • 1 adresse IP publique

Disponible sous Linux et Windows, le client est ensuite libre d’ajouter ses instances (jusqu’à 20) sur un modèle « pay per use ».

Facturé à l’heure consommée, il est également libre de configurer son Cloud (jusqu’à 10 templates, 40 snapshots et 30 disques virtuels) depuis une interface full web.

Avec Ikoula, les utilisateurs de CloudStack Instances ont la garantie d’une faible latence, le choix de zones géographiques indépendantes, une API de gestion et une supervision 24/7 en France.

Pour plus d’informations : Express Hosting

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Les conditions d’utilisation du Cloud d’Oracle

Publié le 11 janvier 2013 dans Hébergement cloud
 

La récente découverte d’un document confidentiel expliquant les conditions d’utilisation du Cloud d’Oracle, inquiète les experts, qui nous recommandent de bien lire le contrat proposé par la société avant de se lancer dans l’hébergement web en sauvegarde.

Alors qu’Oracle a lancé en 2012 une large gamme de service Cloud, dont un service IaaS, un service PaaS des applications de fusions et même un réseau social, le document découvert en ligne et aujourd’hui inaccessible inquiète par certaine condition. Ainsi alors que les conditions d’utilisation respectent les standards du marché pour ce type de service, certains points sont plutôt inquiétants. Ainsi comme nous l’explique Ray Wang, analyste et CEO de Constellation Research, bien que la plupart des conditions d’utilisation respectent les standards, certains points reste litigieux. Ainsi Oracle s’accorde par exemple le droit de suspendre l’accès aux comptes utilisateurs en cas de litige ou en cas de violation des conditions d’utilisation. Selon lui les clients devraient pouvoir avoir accès à des explications claires sur le champ d’application de ses sanctions. Puisqu’après un abonnement au service, l’utilisation du Cloud et l’accès aux informations sauvegardées peut être capital. Contrairement à un logiciel sur site, une interruption ou suspension du service sera en effet très compliqué à gérer.

Le problème des interruptions de service

Frank Scarvo analyste et président du cabinet -conseil IT Strativa, s’intéresse lui à un autre point litigieux. Ainsi dans la présentation de ses services Cloud Oracle déclare une disponibilité du système de 99,5 %. Mais ce taux est en fait calculé sur la disponibilité planifiée, ainsi la société s’autorise une grande liberté sur les temps d’arrêt imprévus qui devraient être beaucoup plus clairement détaillé pour pouvoir réellement répondre aux besoins des utilisateurs. Oracle s’accorde par exemple le droit de suspendre exceptionnellement les services proposés en cas d’indisponibilité des services de gestion et d’administration qui incluent les services de reporting et de traitement des transactions de base. Cet ajout aux conditions d’utilisation paraît en effet disproportionné, puisque dans la mesure ou la société Oracle contrôle la totalité du système, on peut se demander comment la société peut qualifier d’exceptionnelle une indisponibilité qui est de son ressort.

De plus, un autre point parait encore plus litigieux, cette fois dans le domaine de la sécurité. Oracle déclare ainsi assurer la responsabilité de la sécurité totale du système et du renforcement des mesures en cas de besoin. Mais cette déclaration est suivie d’une exception du contrat de service en cas de piratage ou d’attaque de virus. On peut en effet comment Oracle se permet de se dédouaner en cas de telle attaque alors qu’il se déclare responsable de la sécurité du système. Une attaque de virus ne devrait donc pas permettre à la société de se dégager de son obligation de disponibilité du service. D’autant plus qu’Oracle ne permet pas à ses clients d’utiliser des outils externes pour surveiller la disponibilité réelle du service. Ainsi la société s’arroge le droit de suspendre le service sous certaines conditions bien obscures, mais se permet en plus d’interdire tout moyen de contrôle indépendant pour vérifier la disponibilité réelle du service payé par l’utilisateur.

Pour en savoir plus : Les meilleurs serveurs Cloud

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Le Cloud Public va remplacer le Cloud Privé

Publié le 2 janvier 2013 dans Hébergement cloud
 

L’hébergement web sur le Cloud fait de plus en plus d’adeptes, mais le système est aussi en pleine mutation. Un nombre élevé de professionnels du marché pensent ainsi qu’à terme le Cloud privé est appelé à être complètement remplacé par le Cloud public, qu’ils jugent plus compétitif. Mais pour bien comprendre cette évolution, il faut commencer par se poser les bonnes questions.

Pourquoi le Cloud public se place comme une évidence?

Si l’on considère que l’hébergement dans le Cloud est appelé à se démocratiser et à devenir la règle, ses services seront à terme aussi indispensables que l’eau ou l’électricité. Or dans le domaine de la production d’électricité ou d’eau, à part pour certains sites très sensibles, c’est la production publique, qui domine l’essentiel du marché et non la production privé. Et le principe est exactement le même pour le Cloud, d’autant plus que les services d’Amazon et d’Azure ont déjà leurs preuves et que les services de Cloud public  français arrivent avec CloudWatt et Numergy. Il a donc fort à parier que des normes ne tarderont pas à se mettre en place et qu’à terme les applications et API des différents services seront même compatibles. D’ailleurs un grand nombre de professionnels de l’informatique n’auront d’autre choix que de faire évoluer ses services vers du conseil et de l’optimisation des solutions distribués par ces grands opérateurs.

Les services du Cloud privé dans le Cloud public

On peut d’ailleurs tout à fait imaginer qu’à terme les services du Cloud public présenteront très vite tous les avantages du Cloud public. Nous aurons ainsi accès à un système de Cloud privé complètement sécurisé avec les logiciels et les applications, mais en profitant des mêmes datacenters et de la formule très économiques du Cloud public. Présenter de cette façon, on comprend donc qu’il n’y a pas de réel intérêt sur le long terme de mettre en place un système de Cloud privé sur ses propres serveurs. Mais bien sûr les services d’hébergement web en Cloud publics sont nettement plus intéressants aujourd’hui pour les entreprises innovantes qui fonctionnent déjà avec les services d’Amazon. Par contre pour les entreprises qui fonctionnent avec des parcs plus classiques, la transition sera un peu plus complexe et devra être beaucoup plus progressive.

Une transition facilitée par le Cloud privé

Mais cette transition sera tout de même facilitée par les systèmes de Cloud privé mis en place par ces sociétés. Leur système de Cloud privé sera en effet très utile pour mettre en place des phases de test et de développement pour assurer la transition vers le Cloud public. Par contre pour que cette phase de transition soit pratique et rentable pour l’entreprise, il doit présenter les mêmes avantages que le Cloud public.  Il devra donc offrir un système de paiement à l’usage, des services en technologies en open source, des solutions compatibles avec d’autres services de Cloud publics et qui offrent enfin un logiciel qui permettront de faciliter la migration vers les services de Cloud public et inversement en cas de problème.

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Le Cloud progresse dans les PME

Publié le 28 décembre 2012 dans Hébergement cloud
 

D’après une étude de Parallels, le Cloud à destination des entreprises est en constante augmentation et affiche une croissance de plus de 20 % l’an dernier avec un chiffre d’affaires de 1,24 milliard d’euros. L’organisme pense d’ailleurs que la tendance va maintenir la même progression pendant les prochaines années.

Si on analyse le chiffre total d’un peu plus près, on remarque que l’on peut le répartir en quatre grandes catégories de services. Environ 25 % sont engendré par l’hébergement web, 15 % par les services de présence Web, 20 % par les applications professionnelles et enfin un peu plus de 10 % par la collaboration et la communication hébergée. Et selon l’étude de Parallels, ce chiffre d’affaire globale de 1,24 milliard d’euros va progresser d’environ 40 % par ans dans les prochaines années.

Ains sur les trois prochaines années, Parallels prévoit une hausse de 870 millions d’euros uniquement sur le marché français des petites et moyennes entreprises pour arriver à un chiffre d’affaires global de 2,1 milliards d’euros en 2015. Le secteur des PME représente donc un formidable vecteur de croissance et il est important que les fournisseurs d’hébergements web virtualisés commencent très rapidement à mettre en place une stratégie marketing et des offres ciblées qui pourraient correspondre aux besoins de PME françaises.

Prallels a d’ailleurs réparti les PME françaises en trois catégories distinctes avec des besoins différents. On trouve ainsi les PME qui disposent déjà un service d’hébergement web en interne et qui sont en train ou qui ont comme projet de migrer vers une solution virtualisée. Les PME françaises qui ne disposent pas de services d’hébergement web en interne et qui souhaitent mettre en place une solution d’hébergement web sur le Cloud sans s’équiper en interne. Et les PME qui utilisent déjà des services d’hébergement web virtualisé et qui cherchent des moyens plus performants avec de nouveaux services.

De plus, ce marché est en croissance constante puisque le budget accordé par les entreprises ne cesse d’évoluer. Ainsi, en 2011 le budget dédié aux services de présence web a progressé de 15 % alors dans le même temps le budget dédié à l’hébergement web a progressé de plus de 115 %. Cette hausse subite est due aux microentreprises qui ont abandonné les services d’hébergement en interne et à celles qui ont mis en place leur premier site web et qui se sont directement tournées vers un système virtualisé.

Le marché ne risque donc pas de se réduire, puisque l’utilisation d’applications en ligne par les PME françaises a progressé de plus de 20 %. Ainsi c’est désormais 58 % des PME françaises qui utilise au moins une forme d’application en ligne, qu’elle soit gratuite ou payante. Et même si ce chiffre est encore inférieur aux pourcentages américains, puisqu’aux États-Unis se sont pas moins de 78 % des PME qui utilisent des applications professionnelles en ligne, le vecteur de croissance reste quand même très intéressant. Les fournisseurs des services virtualisés ont donc tout intérêt à analyser et à prendre en compte les besoins spécifiques des PME pour mettre en place leur stratégie de développement.

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