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VIRTUALISATION, une technologie aux multiples avantages

Les hébergeurs ont longtemps hésité avant d’utiliser ou de dire à leurs clients qu’ils s’appuyaient sur des technologies de virtualisation dans leurs centres de données. Aujourd’hui, celle-ci a pleinement droit de cité en apportant des bénéfices à la fois à l’exploitant et aux clients.

La virtualisation permet jusqu’à 60 % d’économie en terme d’alimentation électrique.

Il y a quelques années, seuls les hébergeurs les plus aventureux utilisaient les technologies de virtualisation pour proposer leurs services. Il est vrai qu’à l’époque les tensions sur la fourniture en énergie étaient moins fortes. La technologie, elle-même, n’avait pas atteint la maturité qu’elle détient maintenant. Les utilisateurs n’avaient pas non plus les retours d’expérience permettant une utilisation optimisée. Aujourd’hui, la virtualisation tient le haut du pavé pour des raisons objectives. Patrick Gomez, en charge des Server Services d’IGS chez IBM, rappelle : « En dix ans, le nombre des serveurs ou de stockage a été multiplié par six. Les éléments et les surfaces de stockage ont été multipliés par 70. Dans le secteur de la banque, on parle déjà de murs de calcul s’appuyant sur plus de 1 000 serveurs en lames. »
La question énergétique est devenue d’une telle importance pour les coûts d’exploitation d’un centre de données que toutes les technologies permettant de réaliser des économies sont les bienvenues. La virtualisation en est désormais une composante fondamentale et pas seulement pour le marketing des hébergeurs. Patrick Gomez ajoute : « Pour un euro dépensé dans un serveur, il fallait dépenser 54 cents d’euro pour l’alimentation électrique. Aujourd’hui, cela coûte 71 cents. Bientôt, il sera aussi cher de brancher un serveur que de l’acheter ! »
Il faut de plus compter sur une ob-solescence des centres de données actuels. La plupart ont été construits il y a plusieurs années. À cette époque, les besoins en alimentation par watt au mètre carré étaient moindres. Ainsi, il suffisait de 800 W/m2 en l’an 2000. Trois ans plus tard, il fallait 1,2 kW/m2. « Aujourd’hui, nous sommes plutôt à 1,5 kW/m2 », explique Patrick Gomez. Il ajoute : « La plupart des data centres actuels ne sont pas adaptés à de telles charges. » 87 % des centres de données en activité ont été construits avant 2001. Lire la suite