Dedibox V3 : Illiad ouvre la brèche des serveurs low-cost

Publié le 22 juin 2010 dans Hébergement dédié, Infos sur l'industrie
 

Iliad ouvre la brèche des serveurs dédiés low-cost en lançant une nouvelle offre « Dedibox » à seulement 15 euros par mois. La maison mère de Free qui avait déjà révolutionné le monde de l’hébergement dédié, en lançant une première offre à 30 euros par mois en 2006, offre abandonnée depuis, revient donc sur le devant de la scène en offrant un serveur dédié au prix du mutualisé!

Pour ce faire, Online fait appel à de tous nouveaux serveurs Dell, répondant au nom de code « Fortuna », qui occupent le même volume qu’un disque dur 3,5 pouces. Là où Online hébergeait jusqu’à présent un seul serveur dédié d’une unité (1U), il peut désormais en héberger six, soit pas moins de 252 serveurs physiques par armoire.


Après avoir révolutionné le domaine de l’ordinateur portable, le processeur à basse consommation bouleverse celui du serveur, puisque ces serveurs Dell XS11-VX8 abritent chacun un processeur 64 bits simple cœur VIA Nano U2250 cadencé à 1,6 GHz, 2 Go de mémoire vive DDR2 et un disque dur de 160 Go. Ils affichent une consommation moyenne de 15 W et une consommation en charge de seulement 29 W. Chaque serveur bénéficie enfin d’une connectivité de 1 Gbps avec trafic illimité.

La nouvelle offre « Dedibox V3 » est donc proposée au prix de 14,99 euros HT par mois (17,93 euros TTC), sans engagement de durée, auxquels s’ajoutent des frais d’installation de 39,99 euros HT.

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1 million de noms de domaines déposés en 2010

Publié le 21 juin 2010 dans Infos sur l'industrie
 

La société Verisign, spécialisée dans les infrastructures de réseaux et notamment pour la gestion des domaines .com et .net, a annoncé, dans un communiqué, une croissance de 6% sur un an des enregistrements des noms de domaines de premier niveau (TLD). Ainsi, sur ces 12 derniers mois, 11 millions de nouveaux dépôts ont été enregistrés pour franchir la barre des 193 millions.

Les noms de domaines en .com et .net restent largement en tête et affichent une hausse de 2,7% par rapport au dernier trimestre 2009 et de 7% sur un an. On dénombre un total de 99,3 millions de .com et .net dans le monde. Depuis le mois de janvier, 8,1 millions de domaines .com et .net ont été déposés, avec une moyenne de 2,7 millions par mois. Parmi ces derniers, 72% ont été renouvelés, un taux en légère hausse par rapport à la même période l’année dernière (71,2%).

Concernant les extensions régionales (CCTLD), l’Allemagne (.de) tient toujours la pôle position devant la Chine (.cn), le Royaume-Uni (.uk), les Pays-Bas (.nl) et l’Union Européenne (.eu). Selon l’AFNIC, il y aurait aujourd’hui 1 756 118 domaines .fr enregistrés contre 1,5 million en septembre 2009.

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L’hébergement de serveurs en France

Publié le 17 juin 2010 dans Infos sur l'industrie
 

Le marché de l’hébergement de serveurs a explosé ces dernières années en France, rattrapant son retard par rapport aux pays anglo-saxons. Avec l’explosion du marché, et face à la réduction des espaces et à l’augmentation des coûts, les acteurs se sont fait de plus en plus globaux.

L’hébergement peut prendre différentes formes : de la mise à disposition de mètres carrés seuls (type Global Switch, quasiment des grossistes en hébergement), à la colocation d’espaces sécurisés (Equinix, Interxion, Telecity Redbus) reliés à l’ensemble des opérateurs, utilisés par les opérateurs, infogérants et entreprises, aux opérateurs eux-mêmes (FT, Colt, BT) proposant aux entreprises hébergement, bande passante et services. Sans oublier les infogérants (Capgemini, Atos-Origin, Steria, EDS, IBM Global Services, etc.) ou encore des sociétés comme Jet Multimedia ou Prosodie, qui disposent aussi de leurs propres salles.

Un marché en forte croissance

Dans une étude parue en septembre 2009 sur le marché français de l’IT outsourcing, IDC estimait le marché français de l’hébergement de services d’infrastructures à 872 M€, soit 12,3 % du marché total de l’IT outsourcing. Le marché de l’infogérance de systèmes d’information, qui comprend également une part d’hébergement, était estimé à 2 723 M€. Les autres segments de ce marché de l’IT outsourcing sont l’infogérance de systèmes distribués et réseaux (2 292 M€), l’infogérance d’application (1 199 M€) et l’hébergement d’application, encore balbutiant (32 M€).

Dans une étude parue en 2006, Markess International estimait le marché de l’hébergement d’infrastructures à 330 M€ en 2005 et indiquait que le taux de croissance annuel moyen entre 2005 et 2008 devrait être de 2,8 %, soit un marché de 360 M€ à échéance 2008. Cette étude excluait toutefois la part hébergée dans les contrats d’infogérance applicative.
Les entretiens réalisés avec différents acteurs de ce marché le confirment. La croissance a toutefois été très importante ces dernières années, en chiffre d’affaires comme en nombre de clients, témoignant d’un élargissement de la demande. Interxion indique ainsi plus de 50 % de croissance entre 2005 et 2006 et plus de 40 % entre 2006 et 2007, ce qui porte son chiffre d’affaires en France à 17 M€ – sur un chiffre d’affaires groupe de 100 M€. Les « pure players » ont de 100 à 250 clients chacun en France, les opérateurs les comptent plutôt par milliers.

Equinix indique ainsi avoir triplé son nombre de clients en 18 mois, passant de 35 à plus de 100, dont 25 signés ces trois derniers mois. « L’année 2007 a été excellente et 2008 s’annonce sur un trend équivalent », souligne Francis Weill, directeur des services managés chez Colt, selon qui la croissance des services managés est supérieure à celle du marché de l’hébergement pur type colocation. Les opérateurs mettent en avant leur antériorité sur la voix et la qualité de services associée pour garantir la qualité de services au sein de leurs data centers. « C’est l’intérêt d’un opérateur par rapport à un hébergeur », insiste Francis Weill. Qui ajoute, étant propriétaire des data center et des tuyaux, qu’il peut garantir une très haute disponibilité.
« Notre métier n’est pas de vendre du mètre carré technique mais un service », confirme Arnaud Faivre, responsable commercial chez BT, pour qui le premier moteur d’une démarche d’hébergement est souvent le besoin de très haute disponibilité pour des applications critiques. Les SLA (Services Level Agreement), engagements de résultat du prestataire en termes de temps de réponse, peuvent varier selon la criticité de l’application bien sûr, mais aussi selon la saison, ou l’horaire… ITIL est la norme qui monte pour les services proposés avec l’hébergement d’infrastructures. Ces démarches qualité ont contribué à une meilleure maîtrise du métier sur un marché qui devient mature.

Effet de rattrapage

Les premières salles blanches proposées par des IXEurope (racheté par Equinix), Interxion ou Redbus depuis le début des années 2000 ont tardé à se remplir. Les premiers clients étaient le plus souvent des opérateurs et des acteurs du monde Internet (video streaming, etc.). Désormais les taux d’occupation de ces salles dépassent fréquemment les 90 % et elles accueillent de plus en plus de serveurs d’entreprises, de grands comptes, voire de PME.
Christian Balzer, directeur des opérations et du business développement France et Belgique d’Interxion indique ainsi que les deux premières salles d’Interxion ont mis cinq à six ans à se remplir et qu’en un an, ces deux dernières années, une surface équivalente a été remplie. « La croissance a été vertigineuse », affirme Michel Brignano, directeur général d’Equinix en France : « À la mi 2006, nous étions, bon an mal an, à 1 500 m2 : aujourd’hui, nous avons plus de 7 500 m2 occupés. » Equinix indique louer entre 500 et 700 m2 supplémentaire chaque mois et prévoir d’avoir rempli ses salles d’ici à la fin de l’année.
Conséquence de cette forte croissance : la pénurie de mètres carrés menace : « Paris est la 2e place la plus chargée après Londres », indique Michel Brignano. Les taux d’occupation y sont d’environ 95 % contre 99 % à Londres… Plusieurs facteurs expliquent ce décollage du marché ces deux dernières années, réglementaires et technologiques.

PRA et obligations légales

Tous les acteurs de ce marché soulignent la tendance à l’externalisation dans les grands comptes. Recentrage sur le cœur de métier, mais surtout évolution réglementaires et coûts des investissements nécessaires pour disposer d’un data center sécurisé et a fortiori administré. Colt indique un coût d’investissement de 12 000 euros / m2.
Côté réglementaire, les lois Sarbanne Oxley, Bâle II et quelques autres sont passées par là, obligeant les grandes entreprises internationales, et notamment les établissements financiers, à disposer de plans de continuité d’activité. Equinix impute sa croissance récente à la demande de plus en plus forte des établissements financiers. Selon Michel Brignano, les prochains secteurs d’activité demandeurs seront ceux de l’assurance, où il indique avoir récemment signé plusieurs contrats, et l’industrie.
Les assureurs commencent également à demander des PRA (Plan de reprise d’activité). Ces obligations se répercutent de plus en plus sur les fournisseurs de ces grands comptes. Ainsi, Cegid, éditeur auprès duquel est externalisé la paie de la filiale française d’un grand acteur du conseil coté outre-Atlantique, a-t-il vu un jour débarquer des auditeurs vérifiant les conditions de sécurisation de l’hébergement de cette application et des serveurs la supportant…
Les hébergeurs bénéficient donc de la mise en place de ces PRA au sein des entreprises, selon des schémas variables : l’hébergeur est utilisé pour le back up, la société continuant à héberger en interne sa plate-forme de production, ou l’inverse, voire utilisent deux hébergeurs. Certains hébergeurs proposent un double hébergement dans des salles distantes, mais le marché ne semble pas décoller. « J’ai beaucoup cru au tryptique dual site, distant de plus de 25 km, interconnecté et incluant une offre de virtualisation et des salles de secours équipés de postes de travail », indique Michel Brignano chez Equinix, qui reconnaît que cette offre n’a pas encore rencontré le succès escompté, avec cependant une référence notable, Global Equities, mais une demi douzaine de clients au total. Colt indique, de son côté, avoir un client éditeur qui héberge son offre hébergée (Software as a services) sur les data center londonien et parisien de l’opérateur.
Les hébergeurs purs sont également utilisés comme sous traitants par des sociétés d’infogérance qui ont elle-même rempli leur propres data centers. Ainsi, Capgemini est-il le premier client d’Interxion en France. Reste que les « pur players » de l’hébergement physique cherchent à diversifier leur clientèle afin d’être le moins possible exposés à un retournement de marché, explique Stéphane Duproz, directeur de la filiale française de Telecity Redbus.
Colt adresse également les PME avec des offres incluant VoIP, accès internet et sauvegarde des données financières de l’entreprise. « Les PME sont un segment de marché en forte croissance », précise Francis Weill.

Des serveurs lames très gourmands en énergie

Côté technologie, ce mouvement de fond s’explique notamment par des besoins plus important en capacité électrique : l’arrivée des serveurs lames s’est traduite par une exigence accrue de capacité électrique au mètre carré, rendant parfois obsolète les salles informatiques internes des entreprises. Même chez les hébergeurs, les salles de première génération, construites au début des années 2000, n’ont souvent pas la densité électrique suffisante. Christian Balzer indique que la nouvelle génération de data centers d’InterXion permet de livrer 2 000 watts au mètre carré, là où la précédente génération ne délivrait que 500 à 800 W. Les nouvelles exigences environnementales jouent également un rôle : au-delà d’une certaine puissance, les groupes électrogènes de secours doivent faire l’objet d’une demande d’autorisation d’exploitation en préfecture. En deçà de cette puissance, ils ne faisaient l’objet que d’une déclaration à la préfecture.
Prolongement direct de la plus grande consommation des serveurs blades, les hébergeurs doivent augmenter leur capacité de refroidissement en conséquence.

Au-delà de la surface (lire encadré), la différence se fait de plus en plus sur la capacité électrique et la capacité de refroidissement. De ce point de vue là, la France est plutôt bien placée, grâce à « une énergie de bonne qualité et très fiable à des coûts maîtrisés », note Francis Weill. Les clients internationaux sont donc intéressés pour faire de la France leur site secondaire.
La tendance au green IT commence à apparaître, ce qui se traduit non seulement par un effort des constructeurs pour réduire la consommation électrique de leurs serveurs, mais aussi par des offres d’énergie « propre » chez certains hébergeurs, également incités par EDF. « EDF accepte de nos cofinancer si l’on accepte de ce lancer sur ce chemin », indique un hébergeur. Dans le même esprit, Redbus a testé en France des piles à combustible hydrogène, dont le seul résidu est de l’eau. Effet de mode pour certain, IBM en fait un sujet d’actualité… Reste que si les data center peuvent être accusés d’être énergivores, ils le sont plutôt moins que de multiples salles réparties. « Si nos 250 clients avaient leurs propres salles informatiques, les batteries, onduleurs et groupes électrogènes nécessaires, la consommation totale serait bien supérieure », réplique Stéphane Duproz. Chez Colt Francis Weill remarque que l’ingénierie de construction de salle permet d’économiser jusqu’à 30 % d’énergie.

Les surfaces en jeu

Selon les acteurs, on parle en mètres carrés « total », en mètres carrés techniques (hors bureaux), en mètres carrés de salles d’hébergement » (couloirs inclus) et enfin en mètres carrés nets vendables, ou clients. En France, Interxion indique qu’avec les ouvertures prévues en 2008 et 2009, elle disposera de 12 000 à 13 000 m2 de surface client pour une surface brute de 25 000 m2. Répartis sur deux sites à Aubervilliers, ainsi qu’un site à Saint-Denis et un à Nanterre (issu de la reprise du data center de Psi Net, rénové en 2007). Interxion ouvrira un site à Ivry et prévoit 1 500 m2 supplémentaires avant la fin de l’été 2008. Equinix vient d’ouvrir un nouveau data center de 2 500 m2 à Saint-Denis, ce qui porte à 6 200 m2 sa capacité d’hébergement sur ce site et 9 000 m2 avec son autre site à Roissy. Et a un projet d’extension pour 2009. Telecity Redbus dispose de 3 500 m2 clients répartis entre Courbevoie et Aubervilliers et a des projets d’ouverture de salles pour répondre à la demande, ses salles étant occupées à plus de 90 %. British Telecom dispose de quatre data center à Paris. Colt possède 18 data centers en Europe pour un total de 100 000 m2, dont 10 000 m2 en France répartis sur deux DC, et prévoit des extensions prochaines.

Tension sur les prix

Les prix avaient beaucoup chuté durant les années de crises 2002-2003 où les salles avaient du mal à faire le plein : ils avaient été divisés par deux. Compte tenu de la pénurie actuelle, ils sont remontés voire ont dépassé ceux proposés initialement.
La plupart des hébergeurs purs facturent à la baie (2 m2) ou au m2, plus consommation électrique. Le prix varie bien sûr selon que l’on loue une baie ou plusieurs centaines de m2… les prix cités vont de 200 à 250 euros de loyer mensuel, hors consommation électrique.
Les sociétés de services et infogérance ne raisonnent pas ainsi, l’hébergement est inclus dans la prestation de services.

Du Grid computing au cloud computing

Pour Francis Weill, la prochaine vague de croissance sera notamment due à l’émergence du cloud computing, ou utility computing, héritier du quasi mort né Grid computing. À savoir mutualiser les ressources informatiques, serveurs et stockage et les rendre disponible au moment où le client en a besoin. Par exemple, les trois jours de calcul des paies pour un hébergeur d’application RH. Du vrai On demand, en fait, utilisant les technologies de virtualisation de VMware…. Colt souligne que les opérateurs ayant l’habitude de facturer les communications à la minute, une telle offre serait cohérente avec les busines model de l’entreprise.

Source: L’Informaticien, 2009

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FatCow ou Just Host

Publié le 2 juin 2010 dans Hébergement mutualisé, Hébergement web
 

L’hébergement web est une industrie en perpétuel (r)évolution. Plusieurs milliers d’hébergeurs se partagent le marché, et seul une minorité se détache de temps en temps.

FatCow et JustHost se situe dans cette catégorie. En quelques mois, ces deux hébergeurs ont réussit à se positionner au-dessus de la masse.

Il peut s’avérer difficile de choisir entre deux excellents hébergeurs, et nous vous proposons donc cette petite comparaison afin de vous guider dans votre décision.

Avantages et Caractéristiques

Les caractéristiques de  JustHost et FatCow sont relativement identiques. Ces deux hébergeurs de sites utilisent des serveurs Linux et offrent toutes les fonctionnalités courantes telles que :

  • 1 nom de domaine gratuit
  • Hébergement illimité et le transfert
  • Boîtes aux lettres illimité
  • PHP 4 et 5, Perl, CGI et SSI Support
  • Accès FTP
  • Cron Jobs
  • Installateurs de scripts automatisé

Si votre site utilise Ruby on Rails, il vous faudra vous diriger vers Just Host, FatCow ne supportant pas, pour l’instant, ce langage.
Outre ces caractéristiques techniques, les deux hébergeurs offrent un excellent pack PPC, afin de lancer vos premières campagne marketing en ligne. Une seule petite différence ici : FatCow offre 50$ de crédit Adwords alors que JustHost  n’offre que 25$.

Panneau de configuration

C’est là que réside la plus grande différence entre les deux hébergeurs.  L’offre de JustHost s’appuie sur le panneau cPanel, qui est probablement le panneau de contrôle le plus populaire sur le marché. L’interface cPanel est agréable et facile à utiliser et offre notamment beaucoup de fonctionnalités. Just Host offre également Fantastico Deluxe, un excellent script d’installation qui permet d’automatiser l’installation des applications web les plus populaires comme WordPress, phpBB, Drupal ou osCommerce, entre autres.

Quant à Fat Cow, il propose le panneau de contrôle Plesk. Tout aussi facile à utiliser que cPanel, celui-ci offre un peu moins caractéristiques. FatCow fournit également InstallCentral qui est essentiellement la même chose que Fantastico Deluxe mais propose moins de scripts à l’installation.

Panneau de contrôle Just Host
Panneau de contrôle FatCow


Tarifs

Ces deux hébergeurs offrent des tarifs bon marché. Just Host offre un pack hébergement disponible à partir de 6,95 $ (cliquez ici pour obtenir une réduction pour cet hébergeur afin de payer 3,95 $ par mois) et vous aurez à choisir entre un contrat de 6 mois, 1 an, 2 ans ou 3 ans.

FatCow propose une offre à 66$ par an (5,5$ par mois). Vous pouvez néanmoins utiliser notre réduction pour une offre de 44$ par an.

Verdict : Just Host, la meilleure option

Au cours de notre expérience avec ces deux grands hébergeurs de sites, nous avons trouvé le panneau de contrôle FatCow parfois un peu lent bien que cela n’a semble t-il pas affecter notre site test. Nous préférons néanmoins utiliser cPanel à Plesk. Les utilisateurs moins expérimentés bénéficieront également davantage de l’offre Fantastico Deluxe de JustHost, qui propose plus de scripts que InstallCentral.

En conclusion, Just Host étant d’une part un peu moins cher que FatCow, et offrant, d’autre part, quelques options supérieures à FatCow, nous préférons le pack proposé par Just Host au pack de FatCow.

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VIRTUALISATION, une technologie aux multiples avantages

Publié le 16 avril 2010 dans Hébergement web, Infos sur l'industrie, Serveurs dédiés
 

Les hébergeurs ont longtemps hésité avant d’utiliser ou de dire à leurs clients qu’ils s’appuyaient sur des technologies de virtualisation dans leurs centres de données. Aujourd’hui, celle-ci a pleinement droit de cité en apportant des bénéfices à la fois à l’exploitant et aux clients.

La virtualisation permet jusqu’à 60 % d’économie en terme d’alimentation électrique.

Il y a quelques années, seuls les hébergeurs les plus aventureux utilisaient les technologies de virtualisation pour proposer leurs services. Il est vrai qu’à l’époque les tensions sur la fourniture en énergie étaient moins fortes. La technologie, elle-même, n’avait pas atteint la maturité qu’elle détient maintenant. Les utilisateurs n’avaient pas non plus les retours d’expérience permettant une utilisation optimisée. Aujourd’hui, la virtualisation tient le haut du pavé pour des raisons objectives. Patrick Gomez, en charge des Server Services d’IGS chez IBM, rappelle : « En dix ans, le nombre des serveurs ou de stockage a été multiplié par six. Les éléments et les surfaces de stockage ont été multipliés par 70. Dans le secteur de la banque, on parle déjà de murs de calcul s’appuyant sur plus de 1 000 serveurs en lames. »
La question énergétique est devenue d’une telle importance pour les coûts d’exploitation d’un centre de données que toutes les technologies permettant de réaliser des économies sont les bienvenues. La virtualisation en est désormais une composante fondamentale et pas seulement pour le marketing des hébergeurs. Patrick Gomez ajoute : « Pour un euro dépensé dans un serveur, il fallait dépenser 54 cents d’euro pour l’alimentation électrique. Aujourd’hui, cela coûte 71 cents. Bientôt, il sera aussi cher de brancher un serveur que de l’acheter ! »
Il faut de plus compter sur une ob-solescence des centres de données actuels. La plupart ont été construits il y a plusieurs années. À cette époque, les besoins en alimentation par watt au mètre carré étaient moindres. Ainsi, il suffisait de 800 W/m2 en l’an 2000. Trois ans plus tard, il fallait 1,2 kW/m2. « Aujourd’hui, nous sommes plutôt à 1,5 kW/m2 », explique Patrick Gomez. Il ajoute : « La plupart des data centres actuels ne sont pas adaptés à de telles charges. » 87 % des centres de données en activité ont été construits avant 2001.

La virtualisation est vecteur d’économie

Dans ce contexte d’augmentation des charges d’exploitation pour les hébergeurs, la recherche de solutions efficaces pour abaisser la consommation en énergie est primordiale. Dans le domaine, la virtualisation faite presque figure de panacée. Arnaud Tayac, directeur commercial et marketing d’Ikoula assure : « Sur une étude comparative sur 1 000 serveurs dédiés, nous avons déterminé que la solution entraînait une économie énergétique de plus de 60 %. »
Dans le domaine de l’hébergement, la question des coûts est centrale. Les économies engendrées pour la consommation d’énergie sont quasi vitales pour les exploitants devant l’augmentation de la facture énergétique depuis deux ans et la raréfaction des mètres carrés disponibles.

Une administration centralisée

Ce deuxième facteur n’est pas négligeable. Dans les grands centres urbains, la bulle immobilière, en train de se dégonfler peu à peu, a fait s’envoler les prix du mètre carré. Les exploitants de data center sont obligés de s’éloigner des grandes centres pour aller en province ou en banlieue et se retrouvent confrontés à l’inadéquation des infrastructures électriques. Pour économiser, ils ont donc rationalisé et consolidé les serveurs physiques sur des environnements de virtualisation pour réduire l’encombrement au sol. Le rapport d’encombrement au sol est en moyenne de 1 pour 5 en faveur de la virtualisation. Seul souci, mais de taille, cette densification, concentre les besoins d’alimentation et de climatisation sur des parties spécifiques des data centres. Pour le client, ce sont aussi moins de machines à acheter ou à louer avec son corollaire : l’abandon de certains frais de maintenance et de support sur ces matériels.
Les gains se réalisent aussi sur les ressources nécessaires pour l’administration des plates-formes virtualisées. Franck Dubray, PDG d’Intrinsec, entité du groupe Neurones, ajoute : « Nous pouvons gérer plus de clients avec les mêmes effectifs qu’auparavant bien que ceux-ci doivent avoir une maîtrise technique plus grande et une attitude très responsable. » C’est sans compter que, selon Philippe Moity, directeur général d’Interoute, près de 50 % des pannes sont d’origine humaine.
La rationalisation de l’administration des data centres a pour conséquence d’amener les hébergeurs à rationaliser aussi leurs matériels sur des configurations permettant d’exploiter des environnements virtuels de qualité. La plupart n’ont plus que 4 ou 5 références de serveurs dans leur catalogue, selon les besoins spécifiques des clients. Les hébergeurs gagnent aussi sur les volumes des serveurs achetés aux constructeurs et sur les processus de maintenance et de support.
Logiquement, on pourrait s’attendre à des baisses drastiques sur les prix des prestations devant l’étalage de tant d’économies réalisées. Ce n’est cependant pas le cas. Tout d’abord s’occuper d’un serveur virtuel ou physique représente la même charge de travail. Les matériels fournis sont plus puissants et donc plus chers à l’achat, même si leur capacité sont plus utilisées. En moyenne, les prix constatés pour les prestations restent cependant largement inférieurs à ce que dépenserait une entreprise pour réaliser les mêmes services en interne. Ludovic Foreau, directeur des solutions au sein du groupe Ornis, résume : « Les économies se font sur les couches basses et non sur les prestations qui, elles, ne sont pas mutualisées sauf chez les hébergeurs de sites Web en volume. »
D’ailleurs, ce sont principalement des grands comptes qui ont recours à ces technologies ou à ces environnements chez leurs hébergeurs. Franck Dubray le résume d’un lapidaire : « Ce sont des problèmes de riches. » Ludovic Foreau l’exprime plus diplomatiquement : « Pour utiliser des environnements virtuels, il faut que l’équation économique ait un sens et donc un nombre minimum de serveurs à virtualiser. » Là aussi, ce sont donc bien les grands comptes les bénéficiaires de ces technologies même si toutes les personnes interrogées lors de cette enquête ont assuré que la démocratisation vers les PME était en train d’arriver.

Le client s’y retrouve

Si les hébergeurs gagnent beaucoup à l’utilisation de la virtualisation, les clients eux aussi s’y retrouvent. En général, le client y gagne en qualité et en flexibilité : deux atouts importants pour les services informatiques pour faire face aux demandes des utilisateurs. Ainsi, le temps de mise en œuvre d’un nouveau serveur a été drastiquement réduit. Certains hébergeurs proposent même une mise en place en un quart d’heure.

L’autre principal avantage se dégageant pour les clients des hébergeurs concerne l’accès à des services autrefois seulement à la portée des bourses les mieux garnies. Aujourd’hui, des entreprises peuvent s’offrir des environnements totalement redondants sur des machines virtuelles, sans pour autant s’acheter toute leur infrastructure en double comme autrefois. Cette possibilité permet aux entreprises d’atteindre des niveaux de fiabilité informatique sans commune mesure avec une opération d’un système d’information classique. Les niveaux de services sont incomparablement supérieurs et augmentent la disponibilité des systèmes fournis aux utilisateurs.

Certains s’autorisent même à aller très loin sur des fonctionnalités avancées de virtualisation, comme la mise en place d’un plan de reprise d’activité ou de continuation d’activité (PRA/PCA).
Il y a encore peu (deux ou trois ans) ces plans étaient l’apanage des seules grandes entreprises ayant des moyens importants.

Ludovic Foreau pointe un autre avantage de la virtualisation qui autorise de pérenniser des environnements applicatifs anciens. Des environnements n’ayant plus le support d‘un éditeur ou d’un constructeur, comme NT4 chez Microsoft, peuvent connaître une seconde vie ou attendre une migration sans souci en passant sur une plate-forme virtualisée.

Il en est de même en exploitation avec la possibilité de créer de véritables environnements de préproduction informatique. Les environnements virtuels laissent ainsi la possibilité de créer des plates-formes de tests ou de migration sans heurt. Ludovic Foreau précise : « Ce sont pratiquement des bacs à sable où il est loisible de réaliser les tests de patchs et de faire de la vraie assurance qualité. »

Il existe bien des raisons objectives pour que la virtualisation s’impose aujourd’hui dans les systèmes d’informations et dans les centres de données. Les hébergeurs y trouvent leur intérêt par les économies qu’elle permet de réaliser et les clients par de nouvelles fonctionnalités plus avancées et une flexibilité à moindre coût.

Cet article a été publié par la revue l’Informaticien, en mai 2008.

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